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Comment apprendre à travailler en groupe ?

Le travail en groupe suppose de la part chacun un comportement qui n’est pas spontané et qui s’apprend. Il doit donc être considéré comme un apprentissage et un cheminement à part entière. Ainsi, il convient que chacun prenne conscience et tente de progresser dans son propre interêt et dans l’intérêt du groupe. Toutefois, il n’est nullement besoin d’un cours particulier pour apprendre à travailler en groupe : la pratique et l’expérience priment avant tout. Cette compétence sera grandement appréciable et fortement valorisée dans les programmes de l'ESGCI, notamment dans le Bachelor Marketing et Commerce.

 Cette progression doit être pensée à l’aide de deux réflexions et travaux :

- partir de ce que sont ceux avec qui le travail en groupe se fait (les camarades ou autres élèves), de leur comportement, de leur aptitude initiale à respecter les autres, le matériel, etc., non pour s’en satisfaire ou s’en désoler mais pour les faire progresser. Tout débute ici d’un constat et d’une observation permettant une prise de recul.

- pratiquer régulièrement cette forme de travail. Rien ne remplace la pratique et l’expérience. Ainsi, s’il vous souhaitez progresser dans le travail en groupe, il est important de pratiquer ce type de travail.

Pour progresser dans le travail en groupe, nous pouvons alors agir sur de nombreuses variables que nous allons examiner.

La nature des activités menées

Certaines activités se prêtent mieux que d’autres à l’apprentissage du travail en groupes :

  • ainsi, une activité comportant du matériel à manipuler donne souvent lieu à des conflits dans le groupe ;
  • à l’inverse, les activités où l’on demande d’échanger sur les conceptions sur un domaine donné, de récapituler les différents points de vue, de repérer les accords et les désaccords sont des activités plus faciles à mettre en place pendant la phase d’apprentissage (le besoin de toucher, de posséder, n’est pas présent).

La constitution des groupes

Il est important de trancher sur un certain nombre de points :

  • le nombre d’élèves par groupe : le regroupement par deux (avec son voisin) est le choix le plus facile à gérer. Les groupes de trois élèves fonctionnent généralement bien. À partir de quatre personnes, et surtout au-delà, le travail en groupes devient moins efficace mais est souvent plus formateur car il y a plus de personnalités en jeu, plus d’enjeux et plus de travail en général et donc une nécessité de coordination plus importante.
  • le choix des élèves à regrouper :

A plus de deux, les groupes de proximité présentent comme avantage de limiter les déplacements. Il ne faut pas abuser de cette option, qui aboutirait à ce que les mêmes personnes travaillent toujours ensemble ;

les groupes d’affinité permettent souvent d’obtenir l’adhésion des personnes, et un contrat peut être passé avec ceux dont on craint la dispersion ;

les groupes hétérogènes peuvent être utiles pendant la phase de préparation d’un projet, notamment en début d’année. Il faut alors répartir les meneurs dans les différents groupes, où ils seront un relais pour orienter les autres dans la direction attendue par le projet. En revanche, il faut éviter ce mode de regroupement lorsque des enjeux forts sont attendus, certaines personnes ayant tendance à démissionner sur le plan de leur réflexion devant d’autres, réputés meilleurs ;

les groupes homogènes, constitués de personnes aux aptitudes voisines sont intéressants.

Si les personnes s’entendent bien, la coopération est plus fructueuse que dans un groupe hétérogène. Le plus souvent, une différenciation est nécessaire au niveau des consignes, des aides fournies, voire des objectifs:

Les cas particuliers:

La présence des meneurs peut devenir néfaste lorsqu’ils étouffent la réflexion des autres. D’où l’intérêt de constituer des groupes homogène. Il y a parfois deux ou trois personnes qui perturbent l’avancement du groupe. Le chef de projet ou l’enseignant peut les séparer s’il pense que chacun, séparément, peut retrouver une attitude positive avec d’autres personnes. Mais il y a un certain risque à ce qu’ils nuisent au travail de leur groupe. Si le chef de projet ou l’enseignant estime ce risque trop important, il peut être préférable de les laisser ensemble : il n’y aura alors qu’un groupe à surveiller de près et/ou à ne pas fonctionner plutôt que trois...

Une fois tes groupes constitués, faut-ll toujours conserver les mêmes ?

Dans la phase de début de projet ou dans le cas d’une nouvelle activité, il paraît souhaitable de conserver une certaine stabilité dans les groupes, pour bénéficier des habitudes installées.

Mais sur le long terme, il est grandement souhaitable d’habituer les personnes à travailler avec tous les autres, ce qui plaide pour que la stabilité des groupes ne soit pas excessive.

Pour conclure : comme on le voit, la constitution des groupes est rarement le fait du hasard, mais répond bien souvent à des intentions précises.

L’organisation

Avant la constitution des équipes : il faut s’efforcer d’anticiper au maximum sur tout ce qui peut se passer (on ne réussit jamais à penser à tout, mais on minimise les risques d’être pris au dépourvu). Il faut en particulier réfléchir aux lieux précis où vont se regrouper les personnes.

Avant le travail collectif: il est toujours préférable de présenter le travail, donner les consignes, constituer les groupes (en les justifiant si nécessaire) avant tout déplacement.

Pendant le travail :

  • la priorité, dans les premières minutes, est d’assurer que tous les groupes se mettent au travail, ont compris les consignes, s’organisent correctement et commencent à travailler en bonne entente. Pendant cette phase, le rôle du chef de projet ou de l’enseignant est de balayer des yeux l’ensemble de sa classe pour que rien ne lui échappe. Cette phase peut durer quelques minutes si la classe fonctionne bien. Mais dans le cas d’une classe difficile, l’enseignant peut être absorbé par cette préoccupation pendant toute la durée de  l’activité;
  • lorsque les groupes fonctionnent, il est alors important d’aller vers eux pour comprendre leurs idées et les aider;
  • la durée du travail est à adapter en fonction de l’activité. Il faut toutefois savoir la limiter à un temps court en phase d’apprentissage.

Même lorsqu’elles sont habituées, rares sont les classes qui peuvent travailler en groupes plus d’une vingtaine de minutes.

A la fin du travail : il est nécessaire de faire ranger avant toute synthèse, tout débat, toute mise en commun.

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