L'acheteur public (AP) gère les acquisitions de services et de biens au nom d'une institution publique. Ce spécialiste des marchés publics possède d'importantes compétences dans les domaines administratif, commercial et juridique. Élément clé d'une stratégie d'achat au service de l'intérêt général, il dispose d'opportunités d'insertion professionnelle dans l'ensemble des fonctions publiques d'État.
Ce qu'il faut retenir du métier d'acheteur public :
L'acheteur public est un professionnel spécialisé qui gère les acquisitions de biens, services et travaux pour le compte des administrations publiques, en respectant le cadre strict des marchés publics. Ce métier stratégique combine compétences juridiques, commerciales et administratives pour optimiser les achats publics tout en servant l'intérêt général. Accessible dès bac+3 avec des perspectives d'évolution attractives, cette profession offre stabilité de l'emploi et salaires compétitifs dans les trois fonctions publiques (État, territoriale, hospitalière).
- Missions principales : élaboration des appels d'offres, négociation avec les fournisseurs, suivi des marchés publics et veille sectorielle
- Compétences clés : maîtrise du code de la commande publique, techniques de négociation, gestion budgétaire et administrative
- Formation requise : diplôme bac+3 minimum (droit public, commerce, management des achats), idéalement bac+5 spécialisé
- Débouchés : fonction publique d'État, territoriale et hospitalière (ministères, collectivités, hôpitaux, établissements publics)
- Rémunération : 1 800€ à 3 000€ bruts/mois en début de carrière, moyenne nationale de 41 000€ bruts/an avec l'expérience
- Avantages : sécurité de l'emploi, régime indemnitaire, mobilité entre fonctions publiques, formation continue
- Accès : par concours de la fonction publique ou recrutement contractuel (CDD/CDI)
- Alternance possible : nombreuses opportunités d'apprentissage dans les administrations publiques
Acheteur public : le métier au cœur de la commande du marché public
L'acheteur public a pour mission principale de conclure des marchés publics, qu'il s'agisse de l'achat de fournitures et de prestations de services ou encore du lancement de travaux. Généralement rattaché à une autorité fonctionnelle, du directeur du contrôle de gestion au directeur juridique, il conseille ses instances dirigeantes en vue de concevoir une stratégie d'achat conforme aux objectifs et aux intérêts de son organisme. Aussi appelé acheteur du secteur public ou responsable de service marchés, ce spécialiste de la commande publique est alors responsable de l'élaboration d'appels d'offres comme du choix des fournisseurs les mieux adaptés aux besoins internes de sa structure. Il supervise également le suivi administratif, budgétaire et juridique des achats.
En quoi consistent les missions de l'acheteur public ?
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Définition des besoins
Avant tout projet d'acquisition, l'acheteur public se concerte avec son commanditaire pour en définir les exigences structurelles. Il formalise ces éléments techniques et fonctionnels dans un cahier des charges, sur la base duquel il cible le marché correspondant à ses attentes et détermine quelle procédure de marché appliquer. Il délimite également les critères de sélection des fournisseurs, établissant des objectifs tant qualitatifs que quantitatifs. De même, trouver le bon fournisseur suppose d'identifier les supports de sourcing appropriés (base interne, centrale d'achats, portails, etc.). Avant de lancer une consultation, l'acheteur public en spécifie enfin les conditions contractuelles et dégage un argumentaire de négociation.
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Négociation commerciale
Au terme d'une première phase d'analyse, l'acheteur public entame un processus de consultation des fournisseurs. Il rassemble l'ensemble des documents juridiques nécessaires au lancement d'un appel d'offres, allant du cahier des charges fonctionnel (CdCF) au cahier des clauses administratives générales (CCAG). C'est ensuite à lui de collecter les dossiers de candidature et d'évaluer leur pertinence au regard d'indicateurs tels que la solidité financière ou encore le positionnement sur le marché. Par le biais d'entretiens et de comités, il approfondit chaque proposition afin de peaufiner sa tactique de négociation de conditions commerciales profitables (délais de livraison, modalités de paiement, prix, etc.). Sitôt son choix arrêté, il en notifie le fournisseur sélectionné, mais aussi les candidats non retenus.
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Suivi et veille
La mission de l'acheteur public ne s'achève pas une fois le marché finalisé, car il préside également à sa bonne exécution. Veiller au respect des termes contractuels et des contraintes calendaires lui permet d'ailleurs d'intervenir en cas de litige ou d'incident, voire de détecter tout risque de dysfonctionnement. Il informe alors régulièrement sa hiérarchie au travers de reportings, tout en collaborant étroitement avec son service comptabilité en matière de suivi budgétaire et de contrôle de la facturation. En parallèle, l'acheteur demeure vigilant vis-à-vis de son secteur en menant par exemple une veille de son domaine d'activité ou en effectuant une revue annuelle des fournisseurs.
Quelles compétences et qualités mobilise l'acheteur public ?
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Savoir-faire de l'acheteur public
Exercer la profession d'acheteur public suppose d'abord de maîtriser toutes les subtilités du droit de la commande publique. Connaissant le code des marchés publics sur le bout des doigts, l'acheteur du service public maîtrise aussi le droit européen et les techniques rédactionnelles juridiques. Il s'approprie également les règles de déontologie propres à son secteur d'intervention. Outre son bagage juridique, l'acheteur public s'avère un expert en ingénierie d'achats. Ses connaissances commerciales et économiques lui servent aussi bien à échafauder une cartographie des achats qu'à conduire des négociations. Il met alors ses talents de gestionnaire administratif et budgétaire au service de son organisme pour piloter le suivi des commandes, maniant ce faisant applications informatiques et outils bureautiques.
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Savoir-être de l'acheteur public
L'acheteur public jongle entre appels d'offres, démarches commerciales et missions de conseil avec rigueur et organisation. Un esprit analytique et mathématique s'avère d'ailleurs précieux au moment de manipuler quantité de données chiffrées. Au contact de multiples fournisseurs et collaborateurs internes, l'acheteur public sait se montrer ouvert au dialogue sans pour autant perdre en sens aiguisé de la négociation. Lorsqu'il ne mène pas à bien ses tâches en toute indépendance, ses qualités relationnelles lui permettent de travailler efficacement au sein d'une équipe. Compte tenu de la nature confidentielle, voire sensible, des projets qu'il pilote, il fait enfin preuve d'une grande discrétion.
Quelle formation envisager pour devenir acheteur public ?
Un diplôme de niveau bac+3 est le minimum requis pour prétendre à un poste d'acheteur public. À l'université, une licence axée sur le droit public offre un tremplin vers ce métier. Plusieurs écoles supérieures de commerce disposent de filières dédiées au management des entités publiques ou des achats. Des mastères de niveau bac+5 incluent souvent des stages en entreprises partenaires. Certains établissements proposent également des formations en alternance, soit une approche avantageuse pour un poste requérant fréquemment une expérience professionnelle antérieure.
Où l'acheteur public dispose-t-il de débouchés ?
L'acheteur public peut s'insérer dans la fonction publique d'État, territoriale ou hospitalière. Concrètement, il lui est ainsi possible de travailler au sein d'une structure intercommunale, d'un établissement hospitalier ou encore d'une entité régionale. Les enjeux de sa fonction varient selon son domaine. Ainsi, l'acheteur public en milieu hospitalier agit au plus près du personnel soignant et des spécialistes médicaux. Au cœur d'une collectivité territoriale, il endosse un rôle de responsable de la commande publique.
Quel est le salaire d'un acheteur public ?
Côté rémunération, l'acheteur public bénéficie d'une grille salariale attractive dans la fonction publique. En début de carrière, un acheteur public de catégorie A (attaché ou ingénieur territorial) peut espérer entre 1 800€ et 3 000€ bruts mensuels durant ses trois premières années. Avec l'expérience, la rémunération évolue significativement : le salaire moyen oscille entre 33 000€ et 56 000€ bruts annuels, avec une moyenne nationale autour de 41 000€. Au-delà du traitement indiciaire, les acheteurs publics bénéficient d'un régime indemnitaire représentant environ 20% du salaire de base, ainsi que des avantages sociaux propres à la fonction publique : sécurité de l'emploi, possibilités de mobilité et accès facilité à la formation continue.
*Source : Apec.fr - Fiche métier Acheteur public F/H - Consulté le 29/04/2025
FAQ : questions fréquentes sur le poste d'acheteur public
L'achat public désigne l'acquisition de biens, services ou travaux par une personne publique (État, collectivités territoriales, établissements publics) dans le respect du code de la commande publique. Il vise à satisfaire les besoins des administrations tout en garantissant une utilisation optimale des deniers publics.
Les acheteurs publics sont les organismes habilités à passer des marchés publics : l'État et ses services, les collectivités territoriales (régions, départements, communes), les établissements publics (hôpitaux, universités), les organismes de droit public et certains organismes de droit privé chargés d'une mission de service public.
- Fonction publique d'État : ministères, services déconcentrés, établissements publics nationaux
- Fonction publique territoriale : collectivités locales, établissements publics de coopération intercommunale
- Fonction publique hospitalière : hôpitaux publics, établissements médico-sociaux publics
Le métier d'acheteur public offre la possibilité de servir l'intérêt général, de participer à des projets d'envergure et de bénéficier de la sécurité de l'emploi. Il permet de développer une expertise juridique et commerciale unique, avec des perspectives d'évolution et de mobilité au sein des différentes fonctions publiques.
L'acheteur public doit respecter le code de la commande publique, garantir l'égalité de traitement des candidats et la transparence des procédures. Contrairement à l'acheteur privé, il ne peut pas choisir librement ses fournisseurs et doit suivre des procédures réglementées (appels d'offres, marchés publics).
Un acheteur public débutant perçoit entre 1 800€ et 3 000€ bruts mensuels. Avec l'expérience, le salaire moyen oscille entre 33 000€ et 56 000€ bruts annuels, avec une moyenne nationale autour de 41 000€. S'ajoutent un régime indemnitaire (environ 20% du salaire de base) et les avantages de la fonction publique.
Un diplôme de niveau bac+3 minimum est requis, idéalement en droit public, management des achats ou commerce. Les formations bac+5 (mastères spécialisés) sont privilégiées. Une solide connaissance du droit de la commande publique et des compétences commerciales sont indispensables.
Pour devenir fonctionnaire, il faut généralement réussir un concours de la fonction publique (attaché territorial, ingénieur, etc.). Cependant, de nombreux postes d'acheteur public sont aussi accessibles par voie contractuelle, sans concours.
Oui, les administrations recrutent de plus en plus d'acheteurs publics en contrat à durée déterminée ou indéterminée. Le statut de contractuel permet d'accéder rapidement aux postes, avec une rémunération souvent négociable selon l'expérience et les compétences.
Absolument ! L'alternance est un excellent moyen de se former au métier d'acheteur public. De nombreuses administrations proposent des contrats d'apprentissage ou de professionnalisation, permettant d'acquérir une expérience terrain tout en suivant une formation théorique spécialisée.
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